IRM du genou: indications, limitations

Indications

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) décrit particulièrement bien les structures anatomiques suivantes:
• le tendon patellaire et le tendon quadricipital
• le ligament croisé antérieur et le ligament croisé postérieur
• le ligament latéral interne ou le ligament externe
• le ménisque interne et le ménisque externe

L'IRM est donc très performante pour déceler:
• Les ruptures des ligaments du genou
• Les pathologies des ménisques comme les déchirures.
• Les pathologies des tendons comme les inflammations (tendinites) ou les ruptures.
• Des lésions osseuses comme des lésions ostéo-sous-chondrales, les fractures ou des nécroses.
• Les pathologies des muscles
• La recherche/l'évaluation des tumeurs osseuses et autres masses des tissus mous.
• La détection des kystes poplités (kyste de Baker)

Note:
• l'IRM et l'échographie sont en compétition pour certaines indications. L'échographie est très performante, par exemple, dans la détection des ruptures des gros tendons comme le tendon patellaire (rotulien). Malheureusement, l'échographie est une technique observateur dépendant.
• L'IRM et le scanner sont en compétition dans la détection des fractures. Peut-être en raison de sa haute résolution, du temps d'examen court, de sa simplicité d'utilisation, y-a-t-il un avantage pour la tomodensitométrie?

Limitations

Il n'est pas toujours possible d'effectuer une IRM en cas:
• d'absence de coopération du patient car les mouvements dégradent la qualité de l'examen et limitent l'interprétation
• de claustrophobie
• de présence de contre-indications (certains stimulateurs, clips et pompes).

La présence de matériel prothétique peut créer des artéfacts dans la région examinée et diminuer la qualité de l'interprétation.

Déroulement d'un examen IRM du genou

En général l'examen IRM du genou comporte une séquence T2 FATSAT dans les trois plans de l'espace ainsi qu'une séquence sagittale ou coronale T1. Rarement, l'injection intraveineuse de contraste (chélates de gadolinium) est nécessaire. L'acquisition des images se fait le plus souvent en moins d'une demi-heure.

Illustrations

Voici quelques photos d'une IRM du genou illustrant quelques indications.

Image 1. IRM du genou, coupe sagittale, T2 FATSAT. Rupture du ligament croisé antérieur..
1, Patella (rotule). 2, Fémur. 3, Ligament croisé postérieur. 4, Tibia. 5, Tendon rotulien. Flèche, Ligament croisé antérieur rompu.

IRM du genou. Image 1
  • Image 1. IRM du genou, coupe sagittale, T2 FATSAT. Rupture du ligament croisé antérieur..
    1, Patella (rotule). 2, Fémur. 3, Ligament croisé postérieur. 4, Tibia. 5, Tendon rotulien. Flèche, Ligament croisé antérieur rompu.

  • Image 2. IRM du genou, coupe axiale, T2 FATSAT. Ostéochondromatose.
    1, Patella (rotule). 2, Tibia. 3, Artère et veine poplitée. Flèche, Corps intra-articulaire.

  • Image 3. IRM du genou, coupe sagittale, T2 FATSAT. Déchirure méniscale de la corne postérieure du ménisque interne..
    1, Fémur. 2, Corne antérieure du ménisque interne. 3, Tibia. Flèche, Déchirure de la corne postérieure.

  • Image 4. IRM du genou, coupe sagittale, T2 FATSAT. Kyste poplité..
    1, Patella (rotule). 2, Fémur. 3, Ligament croisé postérieur. 4, Tibia. 5, Kyste poplité.

  • Image 5. IRM du genou, coupe sagittale, T2 FATSAT. Déchirure méniscale en «anse de seau»..
    1, Patella (rotule). 2, Fémur. 3, Corne postérieure du ménisque interne. Flèche, Signe du double delta.

  • Image 6 de 6. IRM du genou, coupe coronale, T1. Fracture du tibia..
    1, Fémur. 2, Tibia.Flèche, Foyer fracturaire.

Bibliographie

• DW Stoller, P Tirman, M Bredella.Diagnostic Imaging: Orthopaedics. 1st ed. Salt Lake City.
Amirsys. 2004.
• A Greenspan. Orthopedic Imaging: A Practical Approach. 4th ed. Philadelphia.
Lippincott Williams. 2004
• D Resnick. Bone and Joint Imaging. 2nd ed. W.B. Saunders Company. 1996.